LGV : menaces du préfet controverse chez les élus

tgv717.jpgA peine installé à la tête de la préfecture de Région et celle de la Haute-Garonne, Henri-Michel Comet jette déjà un pavé dans la mare. Lors d’une conférence de presse donnée ce mercredi à Toulouse, le préfet déclarait en substance, que si l’ensemble des partenaires appelés à financer la ligne à grande vitesse ne mettait pas la main à la poche, l’état pourrait faire passer ce projet au second plan, derrière d’autres dossiers de TGV. Des propos

qui ont suscité dès hier de fortes réactions au sein de la classe politique régionale. Dans un communiqué commun transmis hier soir, Martin Malvy le président de Midi-Pyrénées, celui du conseil général de la Haute-Garonne, Pierre Izard et le président du Grand Toulouse, Pierre Cohen, ont assuré « comprendre» que le préfet fasse «pression sur les collectivités qui n’ont pas encore décidé de participer au financement de la LGV », mais jugent « inacceptable», la menace du gouvernement, « de reporter à plus tard le lancement du projet », dans la mesure où « il aurait dû assumer seul la charge de son financement. » Les trois élus socialistes rappellent pour leur part qu’au sein de chacune de leur collectivité, ils ont « pris leur responsabilité et voté l’engagement financier qui leur avait été demandé. »

La future LGV mettrait Bordeaux à un peu plus de deux heures de Paris, en 2017. La ligne serait ensuite prolongée de trois branches dont l’une rejoindrait Toulouse. C’est à ce titre que les collectivités de cinq régions sont appelées, dans le cadre d’un partenariat public-privé d’ampleur, à participer au financement de Tours-Bordeaux, chiffré à 6,7 milliards d’euros.

Âpres négociations

Mais les collectivités négocient âprement leur participation, quand elles ne la refusent pas. C’est le cas du département du Tarn-et-Garonne qui estime que les garanties réclamées sur le tracé de la LGV ne sont pas réunies.

Prenant connaissance des déclarations du préfet et de la réaction commune de Martin Malvy, Pierre Izard et Pierre Cohen, Jean-Michel Baylet, président PRG du conseil général de Tarn-et-Garonne s’est ainsi étonné que ces trois derniers élus ne condamnent pas le fait que le préfet fasse pression sur les collectivités locales mises en cause. « Ma conception de la décentralisation et de l’autonomie des collectivités ne peut s’accommoder d’une telle déclaration de ces responsables élus. Certes le préfet y est allé un peu fort, mais je rappelle que mon département est le plus impacté par l’actuel tracé de la LGV, au détriment des populations et de leurs élus. À tel point que Réseau Ferré de France est en train de réviser ce tracé. Je ne suis bien sûr pas opposé à la LGV, mais aux conséquences de l actuel projet. Enfin je veux rappeler que le Tarn et Garonne fait partie intégrante de Midi Pyrénées, et qu’à ce titre il est en droit d’attendre la solidarité de la Région. »

La Dépêche du Midi du 060511

 

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