Projet LGV Sud-ouest : le préfet menace

tgv719.jpgD’autres projets TGV pourraient dépasser celui de la LGV Sud-Ouest.

Le gouvernement pourrait faire passer d’autres projets de ligne à grande vitesse avant celui du Sud-Ouest si le financement nécessaire pour Tours-Bordeaux n’est pas réuni, a dit mercredi le préfet de la région Midi-Pyrénées Henri-Michel Comet.

« Si la mobilisation collective – Etat, collectivités locales etc. – n’arrive pas

à être suffisante sur l’ensemble du projet, il y a des projets, eux, qui sont prêts. Donc, à un moment donné, l’Etat devra apprécier (…) s’il fait passer d’autres projets qui sont prêts avant celui du Grand Sud-Ouest », a dit M. Comet devant la presse.

Il n’a pas précisé quels projets seraient susceptibles de prendre le pas sur la ligne Sud-Europe Atlantique. Mais ses propos interviennent à un moment où des collectivités rechignent à contribuer au financement, compliquant la tâche du gouvernement censé rendre une décision sous peu.

La future LGV mettrait Bordeaux à un peu plus de deux heures de Paris (soit un gain de 50 minutes), peut-être en 2017.

La ligne (dans la continuité de la ligne existante Paris-Tours) serait prolongée ultérieurement de trois branches distinctes: vers Toulouse et le Pays basque espagnol à partir de Bordeaux, vers Limoges à partir de Poitiers.

C’est à ce titre que les collectivités de cinq régions sont appelées, dans le cadre d’un partenariat public-privé d’une ampleur exceptionnelle, à participer au financement de Tours-Bordeaux, un projet chiffré à 6,7 milliards en euros constants 2009.

Mais les collectivités négocient âprement leur participation, quand elles ne la refusent pas, au point de susciter l’inquiétude quant à la réalisation même du projet. La présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal (PS), vient de redire son refus de cofinancer. Elle consent seulement à accorder un prêt remboursable à l’Etat.

En Midi-Pyrénées

Les collectivités se sont engagées pour l’instant à hauteur d’environ 228 millions d’euros, soit 82% de la contribution attendue de leur part. C’est bien plus que pour Aquitaine ou Poitou-Charentes, a noté le préfet de Midi-Pyrénées.

Et si le conseil général du Tarn-et-Garonne et son président Jean-Michel Baylet (PRG) viennent de décliner leur participation jusqu’à nouvel ordre, M. Comet a assuré qu’on était « vraiment dans la phase de concertation; donc ne je ne désespère pas, bien au contraire, d’aboutir ».

Les raisons de la résistance des collectivités sont multiples.

Mme Royal invoque le modèle retenu et la concession de la construction et de l’exploitation au secteur privé. M. Baylet argue de questions de tracé.

D’autres collectivités disent que l’arrivée du TGV ne changera rien pour leur territoire. Dans un contexte de rigueur budgétaire, d’autres encore ont tenté d’obtenir des contreparties.

France 3

 

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